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25 janvier 2022 10:02
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Cinq points à retenir d’un discours du Trône de 2021 très prudent

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Rien à voir ici, les amis. Bien. Rien d’étonnant en tout cas. Alors que les discours du Trône sont parfois utilisés pour annoncer de nouvelles initiatives majeures, ce n’était pas le cas mardi, alors que les libéraux prévoyaient leurs priorités pour la nouvelle législature.

Nous avons plutôt vu la répétition de promesses d’il y a quelques mois et des déclarations de valeurs qui sont très bien comprises comme des piliers libéraux. Au point même que l’expression très moquée « la classe moyenne et les gens qui travaillent dur pour en faire partie » a été mentionnée.

C’est une approche prudente qui reflète la situation minoritaire au Parlement et semble jeter les bases d’une coopération facile avec les néo-démocrates à la Chambre.

Voici quelques points clés à retenir.

Le discours sonne comme la plate-forme de campagne libérale

Avec un peu plus de 2 700 mots, ce court discours du Trône ressemble largement à ce que les libéraux promettaient lors de la campagne électorale de septembre. Il y a sept sections, sur la santé, l’économie, le climat, la sécurité publique, la diversité, la réconciliation et la politique étrangère.

La pandémie est toujours présentée comme « la priorité numéro un », mais la seule nouvelle promesse est une vague affirmation selon laquelle « le soutien sera étendu ou ajouté pour les industries qui continuent de lutter ».

Les faits saillants du plan de logement libéral, y compris un fonds d’accélération du logement et un programme de location avec option d’achat, méritent des mentions.

Sur le climat, bien qu’un langage urgent soit utilisé, les politiques réelles proposées ici sont celles de la campagne : plafonnement des émissions de gaz à effet de serre du secteur pétrolier et gazier ; un « avenir 100 % net zéro électricité » ; mandats de véhicules zéro émission et création d’une Agence canadienne de l’eau et d’une stratégie nationale d’adaptation.

Il y a une promesse d’aller de l’avant avec le rachat obligatoire des armes d’assaut interdites, d’« aller de l’avant avec toute province ou territoire qui veut interdire les armes de poing » et de poursuivre « une stratégie antiraciste renouvelée ».

Et, bien sûr, les libéraux poursuivent leurs efforts pour négocier des ententes de garde d’enfants avec les autres provinces et territoires qui n’ont pas signé (l’Ontario, le Nouveau-Brunswick, le Nunavut et les Territoires du Nord-Ouest).

Quelqu’un a besoin d’un partenaire de danse

Il y a un peu de cadrage créatif vers le début du discours du Trône de mardi. « Les Canadiens ont fait un choix démocratique », peut-on lire, faisant allusion à une élection fédérale que le premier ministre Justin Trudeau a prétendument convoquée pour s’assurer une majorité, mais dont les libéraux au pouvoir sont sortis avec plus ou moins le même mandat qu’ils avaient déjà. « Leur direction est claire : non seulement ils veulent que les parlementaires travaillent ensemble pour mettre cette pandémie derrière nous, ils veulent également des solutions audacieuses et concrètes pour relever les autres défis auxquels nous sommes confrontés. »

Il y a beaucoup de débats à avoir pour savoir si les libéraux ont vraiment obtenu une direction « claire » de la part de la minorité de Canadiens qui les ont votés, à contrecœur, pour revenir au pouvoir.

Ce qui est clair—et tout à fait surprenant—c’est que les libéraux présentent une vision que Jagmeet Singh et son caucus néo-démocrate peuvent largement soutenir alors que le gouvernement cherche des partenaires votants à la Chambre des communes. Il ne semble pas y avoir de pilules empoisonnées ici qui entraveraient leur collaboration. Il ne semble pas non plus y avoir de tentative de se rapprocher du Parti conservateur ou de rechercher son soutien.

La législation reprendra là où elle s’était arrêtée

Dans un discours censé porter sur l’ordre du jour du Parlement, le mot « législation » n’est prononcé qu’une seule fois, dans le contexte de la réintroduction du controversé projet de loi C-10, un renouvellement de la Loi sur la radiodiffusion qui, selon le gouvernement, « assurerait que les géants du Web paient leur juste part pour la création et la promotion de contenu canadien.

Le discours promet également de réintroduire une loi pour l’égalité substantielle du français et de l’anglais et de « parachever » l’interdiction des thérapies de conversion, une législation qui était encore en cours d’examen au Sénat au moment du déclenchement des élections.

Les libéraux ne promettent pas encore de présenter de nouveaux projets de loi spécifiques, bien que bon nombre de leurs promesses nécessiteront des modifications législatives.

Les promesses de réconciliation sont les mêmes. Le messager ne l’est pas.

Il n’y a pas de nouvelles promesses ici sur la « réconciliation », un mot qui apparaît huit fois dans le discours. Et il n’y a rien de particulièrement nouveau dans la façon dont les engagements du gouvernement envers les peuples autochtones sont rédigés.

Mais les mêmes promesses que nous avons entendu ce gouvernement tenir depuis de nombreuses années – mettre fin aux avis d’ébullition de l’eau, assurer une « indemnisation équitable » pour les personnes blessées dans les programmes de services à l’enfance, mettre en œuvre la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones – semblent porter plus poids symbolique dans ce discours du Trône.

Venant du premier gouverneur général autochtone du Canada, une reconnaissance de terre d’ouverture semble moins routinière. Ce n’est pas une « déclaration symbolique », dit Simon dans le discours. « C’est notre véritable histoire. Dans chacune de vos circonscriptions »—c’est un discours aux députés, après tout—« Je vous encourage à rechercher la vérité et à vous renseigner sur les réalités vécues dans les communautés des Premières Nations, des Inuits et des Métis.

Une mention des victimes du système des pensionnats vient avant même de parler de changement climatique ou de pandémie. Le préambule est accompagné d’un appel à « transformer la culpabilité que nous portons en action ».

Bien sûr, que Simon ait été le messager n’a pas nécessairement un impact sur la capacité du gouvernement à faire mieux dans ce dossier. Mais cela pourrait ajouter à la pression.

La politique étrangère reste une réflexion après coup

Nous ne nous attendrions pas à ce qu’un discours du Trône contienne des priorités détaillées en matière de politique étrangère. Mais cela nous apparaît comme une sauce faible que la dernière section du discours soit consacrée à la « lutte pour un monde sûr, juste et équitable », mais contienne si peu de substance.

Il y a une ligne qui met en garde contre « la montée de l’autoritarisme et de la concurrence des grandes puissances », mais après un Sommet des Trois Amigos tendu, il n’y a aucune mention des États-Unis ou du Mexique. Il n’y a aucune mention de la Chine. Nous devons deviner ce que le discours essaie de dire lorsqu’il garantit que les Canadiens seront protégés des « menaces contre nos communautés, notre société et notre démocratie ».

Outre la priorité existante d’augmenter les budgets d’aide étrangère, le soutien appuyé au « commerce fondé sur des règles » et aux chaînes d’approvisionnement « solides et résilientes » et une promesse de consacrer des « efforts délibérés » à l’approfondissement des partenariats indo-pacifique et arctique, il y a squat sur ce point la vision du gouvernement de la position du Canada dans le monde. Pas grand chose pour la nouvelle ministre des Affaires étrangères Mélanie Joly.

Source : www.macleans.ca

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