-15.9 C
Montréal
23 janvier 2022 03:48
Accueil Sport Hockey Le Canadien peut-il se passer de Roy ?

Le Canadien peut-il se passer de Roy ?

Nous suivre

La question qui couvre cette chronique ne fait pas l’unanimité. Cela va avec le personnage. Pour certains, Patrick Roy est le candidat idéal pour le poste de directeur général des Canadiens. D’autres voient n’importe quel autre candidat. Mais surtout pas Roy.

L’échantillonnage n’est pas compté. Mais les opposants semblent plus susceptibles de se faire entendre sur les réseaux sociaux.

Ils considèrent Roy trop impulsif pour occuper le poste de PDG. Ils lui reprochent ses déviations passées.

Dans certains cas, c’est comme si Roy n’avait jamais rien fait de bien dans sa carrière de manager.

L’agressivité est palpable.

Son équipe, sa passion

Oui, le personnage n’est pas parfait, mais qui l’est ?

Les Québécois vénèrent Maurice Richard plus de 20 ans après sa mort et Guy Lafleur parce qu’ils se retrouvent en eux.

Il en va de même pour les pro-Roys. Ils aiment son franc-parler et son dynamisme.

Les héros et héroïnes de notre monde sont généralement des gens ordinaires.

Roy n’a pas la présence de Lafleur. Mais comme Fleur, il a le Canadien à son actif. Comme Lafleur et tous les autres qui se soucient encore de CH, il fait mal à son Canadien. Il veut faire partie de la solution.

L’homme mange et dort au hockey 24 heures sur 24, sept jours sur sept. Son association avec les Remparts de Québec sort de l’ordinaire.

Au lieu de passer l’hiver à jouer au golf en Floride, il redonne au hockey junior. Il enseigne aux jeunes, les conseille. Il fait beaucoup de voyages en autobus aux quatre coins du Québec et dans les Maritimes. Il faut le faire quand on est multimillionnaire.

L’homme pour le travail

De tous les candidats DG des Canadiens, il est le plus renommé et le plus expérimenté.

Si le comité de sélection veut choquer l’organisation, Roy est l’homme de la situation.

Est-ce le cas ?

Regardons l’autre côté de la médaille.

Il y aurait de fortes chances que la présence de Roy relègue Jeff Gorton dans les coulisses.

La direction serait-elle à l’aise avec cela?

Roy serait-il d’ailleurs tenté de descendre derrière le banc s’il le jugeait utile ?

La question a peut-être été posée lorsqu’il a discuté avec Geoff Molson, Bob Gainey, Michael Andlauer et Gorton vendredi dernier.

C’est peut-être ce qu’on lui offrira à la fin s’il ne correspond pas au profil du PDG que Molson et Gorton recherchent.

Roy est peut-être plus dans son élément, mais il ne faut pas minimiser son expérience de manager dans la LNH.

Expérience requise

Les autres candidats en lice n’en ont pas autant. Même certains pas du tout.

C’est vrai qu’il faut bien commencer quelque part, mais on ne forme pas sur le tas un directeur général d’une grande équipe sportive.

Il doit faire ses cours.

Marc Bergevin a occupé diverses fonctions avec les Blackhawks de Chicago pendant sept ans avant de devenir directeur général à Montréal.

Idem pour ses prédécesseurs Pierre Gauthier, Bob Gainey et André Savard.

Mathieu Darche, Stéphane Quintal, Daniel Brière, Roberto Luongo et Marc Denis sont indéniablement des personnes de grande qualité.

Mais ont-ils tout ce qu’il faut pour devenir directeur général des Canadiens dans le contexte de l’organisation?

Je réponds non, mais je ne demande qu’à être surpris.

La première série d’entretiens ne serait pas terminée, donc personne ne saurait si ce sera la prochaine.

Mais en tant que prétendant au luxe, il conviendrait que Roy ait droit à une deuxième rencontre.

Une équipe pour Petry…

Les fonctions d’un vice-président des opérations hockey diffèrent d’une équipe à l’autre. Le grand Nicklas Lidstrom, qui a été nommé au poste avec les Red Wings de Detroit hier, travaillera depuis la Suède.

C’est ainsi que le monde est à l’ère de COVID-19 et d’Internet.

Une partie de ses fonctions sera de suivre le travail des défenseurs de l’équipe avec laquelle il a remporté le trophée Norris à sept reprises.

On en parle, mais quand on y pense, il pourrait être le conseiller idéal pour remettre la carrière de Jeff Petry sur les rails.

Le CH aurait encore besoin d’échanger le vétéran de 34 ans contre les Red Wings, pourrait-on dire, mais les étoiles pourraient s’aligner.

Sa maison

Certains événements de sa vie nous portent à croire que Petry en est à ses derniers kilomètres à Montréal.

Le défenseur a déclaré hier que sa femme et ses enfants ne seraient pas avec lui pour le reste de la saison.

La dame pense qu’en raison de mesures sanitaires moins restrictives dans le Michigan, sa famille pourra vivre dans un environnement plus normal.

On pourrait penser que Petry ne détesterait pas poursuivre sa carrière dans sa ville natale, dont le père était un lanceur étoile et membre de la liste des champions des Tigers de 1984.

C’est mieux

Les Wings, qui étaient à 0,500 avant leur match d’hier, font mieux cette saison. Ils ont ralenti ces derniers temps, mais avaient quatre points de retard sur le huitième dans l’Est.

Ils jouent bien à la maison. C’est en revanche plus difficile sur les patinoires adverses.

Les jeunes Moritz Seider (défenseur) et Lucas Raymond (ailier droit), sixième et quatrième choix au repêchage 2019 et 2020, se portent bien.

Dylan Larkin et Tyler Bertuzzi sont des valeurs sûres. Pius Suter et Filip Hronek poursuivent leur progression.

L’équipe semble être sur la bonne voie après des années d’épreuves. Mais elle a besoin d’un coup de pouce en défense.

Petry serait sans doute heureux de pouvoir l’aider.

Source : www.journaldemontreal.com

Nous suivre sur Google Actualités

NOUS SUIVRE

191FansJ'aime

Actualité Canada est un nouveau média qui a pour objectif de vous informer en français de l’actualité qui vous intéresse. N’hésitez pas à nous suivre pour montrer votre soutien à notre rédaction 🙂

Derniers articles

Les Maple Leafs profitent de l’élan précoce de la victoire contre les Islanders pour clore un road trip de 6 matchs

Morgan Rielly a inscrit un but et une aide, Petr Mrazek a stoppé 25 tirs et les Maple Leafs de Toronto ont battu les...

Draisaitl ouvre les vannes, les Oilers sortent de la misère

Leon Draisaitl a marqué quatre points, dont le but vainqueur, et le défenseur Evan Bouchard a marqué deux fois dans...

Allergique au froid… pour de vrai

Une adolescente doit redoubler de vigilance lorsqu'elle sort car elle a développé...

Visages de notre histoire : William Notman, Saisir Montréal

De l'Ecosse à Montréal William Notman met les pieds à...

Les Sénateurs perdent une avance de 2 buts dans la dernière période, tombent aux mains des Capitals en prolongation pour une 3e défaite consécutive

Alex Ovechkin a marqué ses 28e et 29e buts de la saison en troisième période, Nicklas Backstrom a bondi sur un revirement pour amener...

Canadien : Primeau récupère | Le Journal de Montréal

Il n'y a pas de victoire morale dans la LNH. Mais...

Vous pourriez aimer

Les Maple Leafs profitent de l’élan précoce de la victoire contre les Islanders pour clore un road trip de 6 matchs

Morgan Rielly a inscrit un but et une aide, Petr Mrazek a stoppé 25 tirs et les Maple Leafs de Toronto ont battu les...

Draisaitl ouvre les vannes, les Oilers sortent de la misère

Leon Draisaitl a marqué quatre points, dont le but vainqueur, et le défenseur Evan Bouchard a marqué deux fois dans...

Allergique au froid… pour de vrai

Une adolescente doit redoubler de vigilance lorsqu'elle sort car elle a développé...

Visages de notre histoire : William Notman, Saisir Montréal

De l'Ecosse à Montréal William Notman met les pieds à...